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Bulletin n°18

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SOLID'AIR
7 Le Petit Chalbat
33660 PORCHERES

 

Téléphone : 06 95 80 57 81
contact@solid-air-porcheres.fr

 

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Quand le curé traversait la Mousquetière.

La première mention du lieu Porchères apparaîtrait dans la bulle de 1171 du pape Alexandre III. Le pape y confirme les propriétés de l’abbaye de Guîtres, parmi lesquelles figure Porchères.
Ce qui est sûr, c’est qu’une église en pierres existe à Porchères depuis le XIe siècle. Située au bord de l’Isle, elle est dédiée à Saint-Pierre-es-liens, comme beaucoup d’églises bâties à la même époque. A côté de l’église se trouve un prieuré, c’est-à-dire un établissement religieux régulier, où se tiennent des moines, peut-être des bénédictins. A la fin du Moyen Age, au XVe siècle, ce sont en tout cas des Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dont le nom exotique désigne en fait souvent de simples moines dévoués au service des malades. On les trouve souvent en France dans les régions de marais, et la Double proche ne fait pas exception. La situation de Porchères sur la route de Montpon à Coutras justifie également la présence des Hospitaliers, qui accueillent volontiers les voyageurs.

Un Prieuré des Hospitaliers

 

Une des deux pierres tombales du cimetière de Porchères portant une croix de Malte (repassée en blanc sur la photo).
Leur présence est liée aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, connus aussi sous le nom d’ordre de Malte.

Autour de l’église se trouve bien entendu un cimetière, comme toujours à l’époque. Ce n’est qu’au 18e et au 19e siècles que les cimetières seront déplacés à la périphérie des villes, pour des raisons d’hygiène publique. Ce qui est très curieux à Porchères, c’est que l’inverse s’est produit : au lieu de déplacer le cimetière, on a déplacé l’église !


En effet, d’après le témoignage du maire Puisarnaud, le dernier Hospitalier présent à Porchères est mort en 1835. Il se nommait Jacques Van Dunbrouck et avait 77 ans. Durant la Révolution Française (1789 - 1799), il avait subi les persécutions envers le clergé, et vu tomber en ruines le prieuré d’abord, puis l’église. Il faut noter que dès cette époque, le bourg s’est développé sur la rive droite de la Mousquetière, tandis que l’église et le cimetière se
situent sur la rive gauche, sachant que l’absence de pont oblige à passer le ruisseau à gué.

A Porchères, on débat dans les années 1840 de la nécessité de réparer l’é-glise. Les habitants de Guérin et du Chalbat, majoritaires dans la commune, y sont favorables.

En revanche, le maire Lacrompe de la Boissière veut démolir la vieille église, pour en construire une autre au centre du bourg. Quant au curé Bidon, qui loge à la cure, sur la rive droite, il envisage de déménager sur la rive gauche, car il trouve difficile de traverser la Mousquetière, surtout en période de crue. Il faut noter que ce curé dessert également la chapelle de Saint-Antoine sur l’Isle, ce qui explique sa position.

Mais les fondations de l’église sont minées par des glissements de terrain en raison de sa proximité de l’Isle. Les autorités religieuses et civiles souhaitent donc sa destruction.

Une partie de la population décide cependant d’en-treprendre la réfection des murs et de la toiture, malgré les avis contraires du sous-préfet de Libourne et de l’archevêque de Bordeaux. Ce dernier envisage même de rattacher Porchères à Saint-Antoine de l’Isle !
Comme le rapportent les documents de l’époque, il y a bataille entre les deux partis, et des coups de poings sont même échangés.

C’est le départ de bien des inimitiés entre des familles qui se haïrent ensuite longtemps. L’église est alors frappée d’interdit par l’archevêque de Bordeaux en 1844, ce qui met fin à la reconstruction.

Il faut attendre 1860 pour qu’un terrain donné par le maire Charles Frouin et une « dame Virole », voit s’élever la nouvelle église. On utilise les pierres de l’ancienne église pour élever un mur autour du cimetière, et renforcer les fon-dations du nouvel édifice. Il ne reste plus de trace de l’ancienne église.
La mode est au néo-gothique, et l’architecte Gustave Alaux en reprend tous les éléments : croisées d’o-gives, vitraux, clocher montant à l’assaut du ciel. Vingt ans plus tard, en 1882 et 1883, on cons-truit la mairie et les écoles. Le centre de Porchères est en place.

Merci à Monsieur Larquié

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